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15.05.2008
Jeudi 15 mai 2008 17h00
Il y en a eu des dimanche après-midi chez toi. Des promenades aussi à t’entendre me raconter ton enfance et ta jeunesse, tes amants passés et actuels. Tu m’as dis combien tu avais été désarçonnée par les avances d’une collègue de Serge. Tu les as repoussée sans violence mais avec fermeté. Cette histoire avait un sens pour toi lorsque tu me l’as retracée ; tu avais perçu cette attirance que tu exerçais sur moi et que j’étais incapable de qualifier d’une façon si terre à terre. C’était déjà, larvée, ton désir de moi. Je t’écrivais, tu me répondais. Nous construisions un jeu de séduction mutuelle et si enivrant. C’est cette odeur là, ce plaisir que tu échanges maintenant avec le nouveau Serge. Je la connais cette subtile ébriété des sens et de l’intellect qui renverse tout autour de toi et qui éloigne de la réalité : à trente ans c’est nécessaire, à cinquante c’est vitale.
17:00 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, jalousie, lesbienne
Pensée du jour n°7
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Grace Hopper
11:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, jalousie, lesbienne


